Glossaire du clavecin moderne

Le(s) clavier(s)

Partie fixe

Cette partie se compose du châssis et des blocs de clavier.

Châssis :
Cadre de bois sur lequel reposent les touches, constitué d’une traverse avant, d’un balancier, d’une traverse arrière et de trois traverses latérales.
Sur les deux traverses latérales gauche et droite sont fixés les bras de châssis (voir photographie ci-dessous).

Traverse avant :
Partie du châssis placée sous l’avant des touches portant les pointes guide.

Balancier ou traverse de pivots :
Traverse centrale – située vers le milieu du châssis – dans laquelle sont fixées les pointes de balancier et sur laquelle reposent les touches.

Traverse arrière ou barre de repos :
Partie du châssis qui supporte le talon des touches.
Elle est recouverte de tissu ou de feutre afin d’amortir le bruit que font les touches en retombant.
Parfois, la traverse arrière porte les pointes guide. Gaveau utilise ce procédé.

Bloc de clavier :
Pièce de bois dur collée ou vissée sur le bras de châssis de chaque côté du clavier.

Il porte quelquefois une volute ou un bouton permettant de saisir le clavier pour le tirer ou le pousser.

Pointe guide :
Pointe fixée dans la traverse avant qui permet à la touche de s’enfoncer et de remonter sans jeu latéral, et qui lui sert de guide.
Elle porte une ou plusieurs mouches.

Les pointes guide – que l’on rencontre invariablement dans les instruments modernes – étaient déjà employées par les facteurs anglais Kirckman et Shudi-Broadwood au XVIIIe siècle.

Pointe de balancier :
Pointe enfoncée dans le balancier au travers de laquelle la touche pénètre et pivote. Elle maintient cette dernière en place.
Elle porte également une ou plusieurs mouches.

Mouches :
Petites pièces de feutre ou de papier rondes et trouées, d’épaisseur variable, utilisées pour régler le clavier.
On distingue :
         – les mouches d’enfoncement (assez épaisses) installées autour des pointes guide permettant de régler l’enfoncement des touches ;
         – les mouches de balancier installées autour des pointes de balancier permettant de régler la hauteur du clavier.

Afin d’affiner les réglages, on utilise les mouches en papier que l’on positionne sous les mouches de feutre.

L’autre fonction importante des mouches est la neutralisation des bruits que la touche produit dans son mouvement : frottement au niveau du balancier et contact avec la traverse avant du châssis du clavier.

Certains facteurs, comme Lindholm, remplacent les mouches d’enfoncement par deux bandes de feutre – une pour les marches et une pour les feintes – collées sur la traverse avant.

Dans les clavecins à deux claviers, le châssis du clavier supérieur repose sur les bras du châssis du clavier inférieur.
La quasi-totalité des instruments modernes ne possédant pas d’accouplement à tiroir, le châssis du clavier supérieur est fixé à celui du clavier inférieur : consulter « Accouplement des claviers ».


Photographies : © Jean-Pierre Rubin

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